ESPAGNE ATLANTIQUE
Septembre 2003
L' Espagne Atlantique, nous n'avions pas encore exploré cette côte pourtant si proche de Bordeaux. Nous n'étions jamais allés au-delà des frontières du Pays Basque espagnol.
La
côte atlantique est formée par 4 provinces qui, partant de France,
sont le Pays Basque, la Cantabrie, les Asturies et la Galice, cela ne ressemble
pas à l'idée que nous nous faisons habituellement de l'Espagne.
Cette région est également nommée "
Espagne verte ", cette appellation n'est pas usurpée.
Les origines lointaines des trois provinces les plus à l'ouest sont indubitablement celtes mais ce caractère est plus accentué en Galice. Les comparaisons avec la Bretagne et l'Irlande sont fréquentes.
Comme le dit un proverbe asturien " les Asturies c'est l' Espagne, le reste, terre conquise " ces régions abritées derrière leurs montagnes n'ont pratiquement jamais subi les influences extérieures, au contraire, traversées par deux itinéraires du chemin de Saint Jacques, elles s'ouvrent naturellement sur l' Europe.
Ces côtes peu touchées par l' urbanisation abritent de nombreuses plages sauvages. Les stations balnéaires ont pour la plupart échappé à la folie du béton contrairement à d'autres côtes espagnoles.
Le paysage basque est très vallonné, la côte très escarpée, presque inaccessible par endroits, compte un nombre impressionnant de petits ports cachés au fond de criques.
En Cantabrie et dans les Asturies, la côte offre de très belles plages avec la montagne en toile de fond. Les hauts sommets des Picos de Europa ne sont éloignés que de 25 kms. Dans les vallées, les cultures et l' élevage s'y cotoient, les pommeraies y sont très nombreuses, cette région est productrice de cidre. De nombreuses maisons possèdent leurs greniers à grains très pittoresques, les "horréos ".
La Galice, de culture celte, possède une côte découpée par des rias très profondes. La pêche la situe au premier rang des régions espagnoles, les conserveries de poissons y sont très nombreuses. L' intérieur, moins peuplé, est tourné vers l'agriculture et la viticulture.
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Superficie
29.512 km2 Population 2.870.858 hab. Capitale Santiago de Compostela |
Superficie
10.565 km2 Population 1.140.050 hab. Capitale Oviedo |
Superficie
5.289 km2 Population 527.410 hab. Capitale Santader |
Superficie
10.420 km2 Population 522.478 hab. Capitale Pamplona |
Le pays basque
De la frontière
française à Bilbao, c'est la côte Basque. Nous traverserons
la première partie que nous connaissons déjà par l'autoroute
que nous suivrons jusqu'à Deba où nous choisissons de rejoindre
la nationale pour suivre la côte où nous espérons trouver
un coin pour la nuit.
C'est sans compter les nombreux Espagnols qui, profitant du temp superbe, sont
de sortie.
Les
petits ports et jolis coins ne manquent pas, mais sont inaccessibles à
notre Ccar qui, pour l'occasion, se révèle un peu trop encombrant.
Il est 18 h et il n'y a pas d'espoir que cela s'améliore rapidement,
les Espagnols ne sont pas réputés pour aller se coucher de bonne
heure !
Nous décidons
de partir dans l'arrière pays, nous promettant de revenir demain matin.
Nous trouverons notre bonheur sur le parking de la grotte de Santimamine (tables
de pique-nique, bbq, toilette, eau etc), le rêve quoi.
Après une très bonne nuit, nous sommes seuls ce matin sur cette
immense parking. Nous décidons de revenir vers la côte.
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La côte est très découpée et les points de vue y sont très nombreux. Nous découvrons de charmants petits villages dont l'accès n'est pas toujours aisé.
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Nous
prendrons notre déjeuner à la Pointe de Machichaco sous le phare
après une petite ballade et quelques photos.
Nous y apprendrons que nous sommes sur la réserve d'Urdabaï, d'une
superficie de 220 km2. Ce territoire, délimité par les bassins
des rivières Oka, Golako, Mape, Artike et Laga, a été déclaré
"biosphère
de l'Urdabaï" par l' Unesco en 1984.
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Un chemin sur la gauche offre une très belle vue sur la côte ouest très déchiquetée.
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Depuis un belvédère, belle vue sur la presqu'ile de San Juan de Gastelugache et de l'hermitage. Un pélerinage y a lieu chaque année pour la Saint Jean. |
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Gexto, ville
située à l'entrée de l'estuaire menant à Bilbao.
C'est la banlieue chic et une station balnéaire agréable qui est
reliée à la capitale régionale par un métro direct.
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Une belle villa du front de mer. |
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Nous y ferons
étape pour la nuit . Nous choisissons le parking près du vieux
port, mauvais choix !!!, nous avons été réveillés
vers 2 h du matin, heure de la pleine mer, par un très fort bruit survenant
à intervales réguliers et par des vibrations du sol ressenties
dans le CCar.
Nous n'avons pas l'explication exacte du phénomène.
Nous pensons qu'il s'agit d'un bassin de retenue des eaux de la ville situé
sous le parking qui serait fermé par un sas métallique à
marée haute pour empêcher la mer de remonter par les égouts.
Une grande cheminée a laquelle nous n'avions pas fait attention emplifie
le bruit des vagues se heurtant sur des parois métalliques.
Un conseil, choisir le parking au bout de la jetée, c'est en tout cas
ce que nous ferons à notre prochain passage.
Nous sommes
idéalement placés pour rejoindre Bilbao et le musée Guggenheim,
il n'y a qu'à suivre l'estuaire du Nervion plus connu sous le nom de
ria de Bilbao. Les averses et le soleil alternent, nous trouvons le musée
sans difficulté, un parking pas trop éloigné nous accueille.
Cette zone de friche industrielle est encore en chantier même les parkings
propres au musée ne sont pas encore terminés.
1/7